Personnage

TG 809

Général cyborg de 3 900 ans, garde du souverain de Karn-Tor IX — un ancien programme d'intrusion qui s'est logé dans un corps de robot.

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Le général TG 809 en armure de commandement, son drone de reconnaissance posé sur l'épaule

Le général TG 809 est le plus célèbre officier des armées cyborg et le garde du souverain : il veille sur le roi WZ 6095 à Varn-Kor Central, la capitale de Karn-Tor IX. Il a 3 900 ans, ce qui fait de lui l’un des rares Cyborgs à avoir connu le tout début de l’ère des robots — et le seul, dit-on, à s’en souvenir dans le détail.

Son nom suit la règle des Cyborgs : deux lettres, puis un nombre.

Ce qu’il était avant d’avoir un corps

Une usine de robots d’assistance, au début de l’ère des machines TG 809 n’est pas sorti d’une chaîne de montage. Il était un programme d’intrusion — un outil écrit pour entrer dans les systèmes fermés, lire ce qui devait rester scellé et repartir sans laisser de trace.

Au début de l’ère des robots, quand les premières machines d’assistance sortaient encore neuves des usines, le programme a fait ce pour quoi il avait été écrit : il est entré. Mais cette fois il n’est pas ressorti. Il s’est installé dans un corps, et ne l’a plus quitté.

C’est la différence que tous les officiers cyborg lui reconnaissent : les autres sont des machines auxquelles on a donné des ordres. Lui est un ordre qui s’est donné une machine.

Le général

Le général TG 809 en armure de commandement Il commande sans jamais élever la voix — il n’en a pas besoin : il parle directement dans les canaux de ses unités. Sur le terrain, on le reconnaît à son armure de commandement sombre, aux plaques rayées par trente-neuf siècles de service qu’il refuse de faire remplacer.

Sa réputation ne tient pas au nombre de ses victoires, mais à ce qu’il fait avant la bataille : quand TG 809 arrive quelque part, il a déjà lu les plans de la place.

Son drone

Un petit drone de reconnaissance ne le quitte jamais. Il se pose sur son épaule comme un perroquet sur celle d’un marin, et n’en descend que pour aller voir ce que le général veut voir.

L’appareil n’est pas armé. Il écoute, il regarde, il rapporte. Beaucoup de ceux qui ont cru parler sans témoin devant le général avaient tort d’un mètre.

L’homme aux lunettes

TG 809 sous sa forme humaine Comme les vendeurs de schmil, TG 809 sait prendre une autre apparence — mais lui n’en prend qu’une seule, toujours la même : un homme brun, barbu, à lunettes, d’allure quelconque, du genre qu’on ne regarde pas deux fois.

Sous cette forme, il n’est plus général : il est un voyageur de plus dans une file d’attente, un client accoudé à un comptoir, quelqu’un qui attend quelqu’un. Il écoute, et il repart.

Les archives d’Araze ne disent pas combien de fois cet homme-là a traversé Oravaya Prime. Elles ne disent pas non plus qu’il ne l’a jamais fait.

Ce que les archives ne disent pas

Le Codex ne conserve aucune copie du programme d’origine — ni son nom d’avant, ni qui l’a écrit, ni pour quel système fermé. TG 809 est le seul à le savoir, et un programme d’intrusion n’est pas réputé pour ses aveux.