Histoire

Tsorabek, la prison intergalactique d'Araze

Sur la lune Raza, la prison la plus redoutée de l'Empire arazien : cellules à champ magnétique incassable, prisonniers de dizaines de races différentes, cyborgs capturés compris.

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Tsorabek, la prison intergalactique d'Araze, sur la lune Raza

Tsorabek est la prison la plus redoutée de tout l’Empire arazien — une forteresse creusée dans Raza, l’une des quatre lunes d’Araze, entièrement vouée à l’enfermement des criminels les plus dangereux connus des archives impériales.

Les origines — un donjon de pierre

La partie la plus ancienne de Tsorabek remonte à la dynastie des Oravaya, bien avant l’invention de la moindre machine : un simple donjon de pierre, taillé à même le roc de Raza, destiné à enfermer les criminels d’Araze que la mort ne suffisait pas à punir. La tradition des archivistes veut que Oromo Oravaya, le frère régicide du roi Tsomanotor, ait compté parmi ses tout premiers prisonniers — le Codex n’en a jamais eu la preuve formelle, mais aucun archiviste n’a jamais proposé d’autre nom.

L’agrandissement — l’alliance asgardienne

Le donjon resta un simple donjon pendant des millénaires. Il devint la forteresse que l’on connaît aujourd’hui après la guerre puis l’alliance avec les Asgardiens : les ingénieurs impériaux adoptèrent une technologie de confinement transmise par leurs nouveaux alliés — des parois transparentes tenues par un champ magnétique incassable, capables de retenir n’importe quelle créature sans qu’un seul geôlier n’ait à s’en approcher. Tsorabek cessa alors d’être une prison arazienne pour devenir une prison impériale, puis, de fait, intergalactique.

Le puits des cellules

Le puits des cellules de Tsorabek Le cœur de la forteresse est un immense puits vertical creusé dans le roc de Raza, à ciel ouvert sur le vide spatial en son fond. Des centaines de cellules y sont suspendues en spirale, chacune fermée par une paroi transparente et silencieuse — on y voit le prisonnier comme à travers une vitre, mais aucun son, aucune odeur, aucun geste n’en franchit la limite tant que le champ tient.

Les prisonniers

Une cellule de Tsorabek et son occupant Tsorabek n’enferme aucun Arazien ordinaire : on n’y envoie que ce que l’Empire juge trop dangereux pour être laissé libre ailleurs dans la galaxie. Des créatures de dizaines de mondes différents y croupissent côte à côte, certaines si étrangères aux formes de vie connues que leurs geôliers eux-mêmes ignorent parfois comment les nourrir.

Depuis le début de la guerre des Cyborgs, quelques unités capturées vivantes y sont conservées plutôt que détruites — moins par clémence que par intérêt stratégique : les ingénieurs impériaux les étudient, cellule après cellule, en quête de ce qui reste des programmes qu’elles ont été avant de devenir des criminelles.

La garde

Une patrouille de la garde de Tsorabek Une garde d’élite, choisie parmi les meilleurs soldats de l’Empire, veille sur le puits jour et nuit — un service que peu réclament et dont aucun, dit-on, ne revient tout à fait le même.

Ce que les archives ne disent pas

Le Codex ne recense aucune évasion réussie de Tsorabek — ce qui, pour les archivistes les plus prudents, ne signifie pas qu’il n’y en a jamais eu. Une prison qui n’admet aucun échec est aussi, par définition, celle qui a le plus de raisons de le cacher.