Planète

Zytharis

La super-Terre océanique : des falaises qui flottent, des forêts qui éclairent, des déserts ionisés et une bête de vingt mètres qui bâtit ses abris en pliant la gravité.

Super-Terre océaniqueBioluminescenceLévitationFalaises flottantesHors Ceinture de Norya
Vue orbitale de Zytharis, super-Terre océanique aux spirales nuageuses et aux hauts-fonds turquoise

Zytharis est une super-Terre océanique : une planète large, à 1,16 g, dont l’eau couvre l’essentiel de la surface. Son atmosphère mêle azote, argon et vapeur d’ammoniac — irrespirable pour un Arazien comme pour un humain — et sa température moyenne tient les 22 °C.

C’est un monde riche en phénomènes énergétiques. Tout, ici, repose sur la rencontre de trois choses : la bioluminescence, les champs magnétiques et les courants thermiques. La faune n’a pas seulement appris à y survivre : elle a appris à s’en servir.

Neuf façons d’utiliser une planète

Planche de faune de Zytharis : neuf espèces indigènes et leurs adaptations Les relevés recensent neuf espèces principales, réparties entre les cinq grands milieux de la planète — océans abyssaux, forêts bioluminescentes, déserts ionisés, falaises flottantes et souterrains cristallins :

  • Thalavex radiatus, le collecteur flottant — 3 à 5 m. Il flotte dans les hautes couches de l’atmosphère grâce à des poches de gaz et se nourrit des particules électriques de l’air.
  • Kravosquill ferex, le prédateur des dunes — 2,5 à 4 m. Il se déplace enfoui sous le sable des déserts ionisés et jaillit à grande vitesse, mandibules électro-sismiques les premières.
  • Aurorinx luminis, le planeur lumineux — 6 à 9 m d’envergure. Ses membranes captent la lumière stellaire et la stockent dans des cellules luminescentes, dont il se sert pour parler et pour parader.
  • Vormlith escavator, l’excavateur minéral — 8 à 12 m de long. Détritivore des souterrains cristallins, il creuse des galeries entières ; ses sécrétions digestives dissolvent la roche pour en tirer les éléments nutritifs.
  • Floravex symbiotica, l’entité symbiotique — 4 à 7 m. Ni tout à fait plante, ni tout à fait bête : elle vit en symbiose avec les micro-organismes photosynthétiques logés dans ses frondes, et produit les sucres et les nutriments dont vit le reste de la forêt. Son rejet n’est pas de l’oxygène mais de l’hydrogène, aussitôt repris par l’ammoniac de l’air — la boucle est fermée, et l’atmosphère de Zytharis n’a jamais changé.
  • Zythoraptor silens, le chasseur silencieux — 2 à 3 m au garrot. Sa peau change de texture et de couleur, et il communique par infrasons que la plupart des espèces n’entendent pas.
  • Pulsaris oceanica, le navigateur abyssal — 6 à 10 m. Il émet des impulsions lumineuses pour s’orienter et lire les courants, et sait ralentir son métabolisme pour tenir dans les abysses.
  • Infralurker minor, le parasite de chaleur — 20 à 40 cm seulement. Il se fixe sur de plus grands organismes, près des sources chaudes et des volcans, pour leur prendre leur chaleur et leurs minéraux.
  • Gravitonomus levius, l’architecte flottant — 15 à 20 m. Dans les zones de lévitation magnétique, il manipule les champs gravitationnels locaux pour assembler des structures flottantes qui lui servent d’abri et de lieu de reproduction.

Les falaises qui ne tombent pas

Falaises flottantes de Zytharis suspendues au-dessus de l’océan, dans les vents thermiques Au-dessus de l’océan de Zytharis, des pans de roche entiers tiennent en l’air sans rien pour les soutenir. Les Araziens les appellent les zones de lévitation, faute d’un meilleur mot : aucune sonde n’a jamais mesuré ce qui les porte. Le champ magnétique local est violent, la roche y est saturée de métaux, et les instruments y donnent des relevés que les archivistes d’Oravaya ont renoncé à publier. Les vents thermiques y montent en colonnes, et les grands planeurs s’y laissent emporter pendant des jours.

Une partie de ces structures n’est pas naturelle. Le Gravitonomus les bâtit — ce qui fait de lui, sans conscience ni cité, le seul architecte connu du système.

Les forêts qui éclairent

Forêt bioluminescente de Zytharis, frondes bleues et violettes éclairant le sous-bois Sous la canopée de Zytharis, il n’y a pas de nuit. Les forêts bioluminescentes sont éclairées par les organismes qui y vivent — les frondes du Floravex, les traces laissées au sol, les impulsions des uns et des autres — et la lumière y sert de langue autant que d’éclairage.

C’est aussi ce qui rend le Zythoraptor redoutable : dans un monde qui parle en lumière et en couleur, un chasseur qui change de peau et murmure sous le seuil de l’audible passe littéralement inaperçu.